Protéines impliquées dans les maladies neuromusculairesDans la membrane cellulaire, sont localisées la dystrophine, les alpha-, beta-, delta- et gamma-sarcoglycanes, la dysferline et la cavéoline-3.
La dystrophine est associée à des protéines (dystroglycanes, dystrobrévine, syntrophines) qui forment un complexe reliant, à travers la membrane cellulaire, l’extérieur (matrice extracellulaire) et l’intérieur (cytosquelette) de la fibre musculaire.
Dans la matrice extra-cellulaire, se trouvent la laminine 2, le collagène VI.
Dans la myofibrille, se trouvent l’actine, la tropomyosine, la troponine (myofilament fin) et la myosine (myofilament épais).
Des filaments interviennent dans la stabilité du sarcomère : la téléthonine, la myotiline, la desmine, la titine et la nébuline.
Dans le cytoplasme, se trouvent la calpaïne-3, la TRIM 32. La fukutine et la FKRP sont localisées au niveau de l’apparel de Golgi.
La calpaïne-3 se trouve également dans le noyau. Dans la membrane nucléaire se trouvent l’émerine et les lamines A/C.
Transmission autosomique dominante (AD)La personne malade a reçu un chromosome porteur de l’anomalie génétique.
Ce chromosome a été transmis par le parent malade (père ou mère). L’atteinte d’un seul des deux parents par la maladie suffit à transmettre cette maladie à l’enfant avec un risque de 1/2 (50%) à chaque grossesse. Si l’enfant n’hérite pas de la maladie, la transmission est interrompue dans cette branche de la famille.
Ex. : certaines dystrophies des ceintures (LGMD),
FSH, dystrophie myotonique de
Steinert, certaines formes de CMT, dystrophie musculaire d’Emery-Dreifuss AD,
certaines myopathies congénitales…
Transmission autosomique récessive (AR)La personne malade a reçu deux chromosomes porteurs de l’anomalie génétique.
Un chromosome a été transmis par le père et l’autre par la mère.
Pour les parents, le risque de transmettre une maladie autosomique récessive est
de 1/4 (25%) à chaque grossesse. Les enfants qui n’ont reçu qu’un chromosome
porteur de l’anomalie génétique de leur père ou de leur mère, ne sont pas malades.
Ex. : dystrophies musculaires congénitales, sarcoglycanopathies,
calpaïnopathies,
dysferlinopathies…
Transmission récessive liée à l’X (RLX)
La maladie ne se manifeste que si l’anomalie génétique est portée par l’unique
chromosome X chez l’homme. Une femme porteuse d’une anomalie génétique sur un chromosome X n’est pas malade mais la maladie peut se transmettre par elle.
Chacun de ses garçons a un risque sur 2 d’être malade et chacune de ses filles a un
risque sur 2 d’être transmettrice. Ex. : dystrophies musculaires de Duchenne et de
Becker, dystrophie musculaire d’Emery-Dreifuss RLX…
Transmission maternelle
Lorsqu’il existe une altération de l’ADN mitochondrial, elle ne concerne qu’une partie des mitochondries de la cellule (hétéroplasmie). Dans chaque cellule coexistent, en proportion variable, des mitochondries dont l’ADNmt est porteur de l’anomalie génétique (ADNmt muté) et des mitochondries dont l’ADNmt est normal. Au fil des divisions cellulaires, la répartition des mitochondries mutées se fait au hasard.
Génétique des myopathies mitochondriales
Les myopathies mitochondriales sont des maladies associées à un dysfonctionnement d’une seule des nombreuses fonctions de la mitochondrie :
la chaîne respiratoire. C’est la voie métabolique qui assure l’essentiel des ressources énergétiques de la cellule.
La chaîne respiratoire est composée d’au moins une centaine de protéines différentes qui peuvent être soit codées par l’ADN nucléaire (transmission mendélienne), soit par l’ADN mitochondrial (transmission dite maternelle). Les mitochondries ont la particularité de posséder leur propre génome.