Aujourd'hui, plus de doutes, traiter certaines maladies grâce aux cellules souches est envisageable et elles sont déjà utilisées dans certaines thérapies. Mais si ces cellules sont potentiellement capables de redonner une seconde jeunesse à tous nos organes et tissus, pour autant, médecins et chercheurs ne savent pas encore tout leur faire faire. Ainsi, même les cellules souches adultes, pourtant connues depuis longtemps, ont leurs limites. Quant à leurs consoeurs embryonnaires, elles se révèlent délicates à maîtriser. Les cellules souches gardent encore farouchement leur part de mystère. Et c’est pour tenter de le percer que l’AFM soutient certains travaux de recherche sur les cellules souches, adultes et embryonnaires, car elles représentent une sérieuse piste thérapeutique pour les maladies neuromusculaires.
Dossier réalisé par Françoise Dupuy-Maury pour VLM n°128.
Mise en ligne : Juillet 2007.
Quand nos cellules ne fonctionnent pas correctement, quoi de plus légitime que d’espérer un «échange standard». C’est ce que se propose de faire la thérapie cellulaire basée sur le recours aux cellules souches, embryonnaires ou adultes. Mais que sont ces précieux outils de rechange ?
Les cellules souches embryonnaires apparaissent cinq jours et demi après la fécondation et sont présentes jusqu’à sept jours et demi. À partir de ce moment-là, on parle de cellules souches adultes, car elles ont commencé à se spécialiser. Très tôt lors du développement d’un individu, on trouve des cellules souches adultes capables de donner naissance à plusieurs tissus différents. Plus tard, les cellules souches adultes ne donnent plus qu’un seul tissu, mais peuvent encore donner naissance à différentes sortes de cellules.
Un coeur qui bat mieux, une leucémie guérie… grâce aux cellules souches, chercheurs et médecins tentent de lutter contre différentes pathologies.
Tour d’horizon de quelques études – les unes encore au stade de recherche, les autres déjà utilisées chez l’homme, mais toutes porteuses d’espoir.
Pour l’AFM, les cellules souches – embryonnaires et adultes – sont une piste thérapeutique à explorer pour les maladies neuromusculaires. Depuis 1997, l’association a donc investi un peu plus de 13 millions d’euros dans ces recherches et continue de soutenir les meilleurs spécialistes de ce domaine.