Etes-vous abonné(e) à la Newsletter AFM-Téléthon ?
Réponses : 280
53%
Oui
47%
Non
Téléthon 3 et 4 décembre 2010. 95 200 117 € collectés lors du Téléthon 2009.

Espace Communautaire

Amyotrophies spinales proximales



Epidémiologie des maladies neuromusculaires : une contribution anglaise 26/11/2009
Le nombre des personnes concernées par les maladies neuromusculaires a toujours été, du fait de la grande hétérogénéité clinique et génétique de celles-ci, difficile à évaluer. Cet effort de recensement est pourtant indispensable pour les décideurs et les praticiens de terrain, afin d’ajuster les stratégies tant diagnostiques que thérapeutiques.
Dans une étude publiée en septembre 2009, qui fera sans doute date, l’équipe de Newcastle (Royaume-Uni) a calculé, au 1er août 2007, la fréquence (les chercheurs parlent de prévalence d'une maladie, c'est-à-dire le nombre de personnes atteintes de la maladie à un moment donné dans une population donnée) de plusieurs de ces affections dans son bassin de population de référence (3 millions d’individus peuplant le Nord de l’Angleterre). Une étude similaire avait été conduite en 1954 par Walton et Nattrass mais sans référence aux diagnostics génétiques. Il ressort de l’étude que la maladie de Steinert est de loin la plus fréquente (29% des 1 100 patients neuromusculaires recensés au total). Viennent ensuite les dystrophinopathies (23%), la myopathie facio-scapulo-humérale (11 %), les myopathies des ceintures dans leur ensemble (6%) et enfin les amyotrophies spinales. A noter que les myopathies métaboliques ou mitochondriales, ainsi que les pathologies musculaires acquises (myasthénie autoimmune, myopathies dysimmunitaires) étaient exclues de ce comptage. La prévalence globale de maladies neuromusculaires génétiques dans la région de Newcastle s'élève à 37/100 000 individus, avec un diagnostic moléculaire confirmé dans 75 % des cas.

Référence :
Norwood FL et coll. Prevalence of genetic muscle disease in Northern England: in-depth analysis of a muscle clinic population.
Brain. 2009 Sep 18. [Epub ahead of print]


Préconisations Grippe A (H1N1) v et maladies neuromusculaires 12/11/2009
Voici quelques conseils utiles concernant notamment la vaccination chez les malades neuromusculaires.
Pour en savoir plus sur la grippe A, sa prévention et son traitement : consultez régulièrement cet article qui sera mis à jour et contactez au besoin votre service régional.
> Télécharger le document (pdf - 5 pages). 
Mise à jour du document : 27/11/2009.


Une meilleure méthode de dosage des transcrits Smn : une avancée pour les essais thérapeutiques dans la SMA 04/11/2009
Une approche thérapeutique prometteuse dans les amyotrophies spinales infantiles consiste à faire sur-exprimer le gène SMN2 pour suppléer la carence en protéine Smn. Le dosage des ARN messagers transcrits du gène SMN2 et destinés à être traduits en protéines Smn se heurtaient jusqu’ici à des problèmes techniques et était donc d’interprétation délicate, à l’exception des SMA de type I où le taux était effondré.
Dans un article publié en juillet 2009, l’équipe romaine de référence pour les SMA annonce la mise au point d’un dosage plus fiable de ces transcrits dans le sang (globules blancs). Ainsi, la mesure quantitative du taux de ces transcrits devient plus sensible et plus précise en cas de SMA de type II ou III. Les mêmes auteurs ont également démontré une corrélation entre ces taux résiduels et le degré de sévérité clinique mesuré notamment par l’échelle fonctionnelle du Hammersmith. La mise au point de ce marqueur biologique fiable sera certainement utile pour mesurer l’efficacité des thérapies en cours de développement, en particulier celles qui visent à faire sur-exprimer le gène SMN2 pour suppléer la carence .

Référence :
Tiziano FD et coll. SMN transcript levels in leukocytes of SMA patients determined by absolute real-time PCR.
Eur J Hum Genet. 2009 Jul 15. [Epub ahead of print]


Un polymorphisme du gène SMN2 susceptible d’améliorer le phénotype clinique SMA 28/10/2009

Les amyotrophies spinales proximales (ou SMA) sont dues à une anomalie du gène SMN1 localisé sur le chromosome 5q codant une protéine ubiquitaire appelée Smn. Un gène quasi-identique et non muté, le gène SMN2, situé à proximité immédiate, produit une quantité très faible de protéine Smn. Il est démontré qu’à l’état physiologique, chaque individu dispose de plusieurs copies du gène SMN2. Dans la SMA, plus le nombre de copies SMN2 est élevé, et plus les manifestations cliniques sont modérées.
Dans un article publié en septembre 2009, une équipe de chercheurs de Columbus, Ohio, revient sur les quelques exceptions à cette règle. Chez , ils ont séquencé dans son intégralité le gène SMN2 de 3 de leurs patients présentant une SMA moins sévère qu’à l’habitude et un nombre relativement peu élevé, et donc discordant, de copies du gène SMN2. Une forme différente (polymorphisme*) de l’exon 7 a été mis en évidence. Elle créerait un nouveau site d’épissage lui-même à l’origine d’une production accrue de la protéine Smn dans sa forme complète. Les auteurs estiment que ce polymorphisme, rare, constitue un des éléments modificateurs des manifestations cliniques.

*Un polymorphisme est une séquence d'ADN qui peut prendre des formes différentes d'une personne à une autre.

Référence :
Prior TW et col. A positive modifier of spinal muscular atrophy in the SMN2 gene.
Am J Hum Genet. 2009 Sep;85(3):408-13. Epub 2009 Aug 27.



Grippe A : ce qu’il faut savoir 07/09/2009

Les journaux multiplient les articles sur la grippe A, mais aucun ne traite de la conduite à tenir chez les personnes présentant une maladie neuromusculaire… Voici donc quelques conseils utiles.

Comme la grippe saisonnière, la grippe A peut provoquer des complications respiratoires surtout chez les patients neuromusculaires présentant une atteinte respiratoire préexistante, ou celles fragilisées par un traitement immunosuppresseur. En cas de doute, il est conseillé de demander à son médecin traitant ou médecin référent de la consultation, si l’on est « à risque » ou non.

La vaccination anti-pneumococcique
Quelle qu’elle soit (grippe A ou grippe saisonnière), la grippe entraine chez les personnes à risque, un risque de surinfection pulmonaire à pneumocoque. La vaccination anti-pneumococcique (Pneumovax®, Pneumo23®) est donc très fortement recommandée pour les malades neuromusculaires à risque qui ne seraient pas encore vaccinés ou qui le seraient depuis plus de 5 ans.

La vaccination  contre la grippe A H1/N1
Prévu pour être disponible à partir de la mi-octobre 2009, le vaccin contre la grippe A est destiné à immuniser la personne et éviter qu’elle ne contracte la maladie. Le vaccin est en principe, sans danger, y compris pour les personnes sous immunosuppresseurs (myasthénie, myopathie inflammatoire, autres). Les premiers essais chez le sujet sain ont commencé en juillet et semblent confirmer cette innocuité... Les patients neuromusculaires devront demander à leur médecin  (médecin généraliste ou médecin référent de la consultation neuromusculaire) une prescription pour le vaccin. 

La vaccination contre la grippe saisonnière
Le futur vaccin contre la grippe A n’immunisera pas contre la grippe saisonnière. Il faut donc également se soumettre à cette vaccination comme chaque automne, de préférence dès que le vaccin sera disponible. Cette vaccination est recommandée pour tous et elle est impérative pour les personnes à risque.

Eviction des personnes et des lieux infectés
Etant donné la grande contagiosité du virus AH1N1 (seule certitude concernant la dangerosité de cet agent infectieux), il est recommandé aux patients neuromusculaires d’éviter la proximité des sujets grippés, ce qui peut nécessiter une abstention scolaire ou professionnelle transitoire.

Hygiène renforcée
Le virus de la grippe A se transmet par voie aérienne (en toussant ou en éternuant), par contact rapproché avec un malade (en l’embrassant, en lui serrant la main…) ou avec les objets qu’il a contaminés par sa toux et ses éternuements (tables, poignées de portes…).
Si un de vos proches est malade ou a été en contact avec des personnes grippées, limitez les contacts avec lui aux gestes indispensables. Pour réduire le risque de contamination, la personne grippée doit idéalement porter un masque dit chirurgical et le changer toutes les quatre heures. Ces masques sont délivrés gratuitement en pharmacie, sur prescription du médecin. Par ailleurs, elle ne doit utiliser que des mouchoirs jetables et, avant de jeter masques et mouchoirs usagés à la poubelle, les mettre dans des sacs plastiques fermés.
Malade ou pas, lavez-vous soigneusement les mains à l’eau et au savon, ou avec des gels antiseptiques hydroalcooliques, plusieurs fois dans la journée. Désinfectez régulièrement les objets touchés par le malade avec un détergent classique.

Que faire quand on est grippé ?
Dans la majeure partie des cas, les symptômes de la grippe A sont les mêmes que ceux de la grippe saisonnière : fièvre supérieure à 38°, courbatures, grande fatigue, toux ou difficultés respiratoires. Si l’on est un patient neuromusculaire « à risque », il est recommandé d’appeler le SAMU.
S’il s’agit d’une grippe A avérée, un traitement antiviral de type Tamiflu® pourra s’envisager. Là encore, les malades neuromusculaires devront se conformer aux prescriptions de leur médecin. Ceci concerne aussi l’entourage de la personne atteinte. Le Tamiflu® n’a pas de contre-indications connues dans les maladies neuromusculaires et peut être utilisé chez les personnes sous corticoïdes ou celles atteintes de myasthénie.
 

Continuer à s’informer
Pour en savoir plus sur la grippe A, sa prévention et son traitement: consultez régulièrement cet article qui sera mis à jour et contactez au besoin votre service régional.



Le groupe d'intérêt SMA de l'AFM lance une grande enquête sur l'information de la parentèle 11/06/2009
Afin de tenir compte des avancées de la science et de leurs enjeux pour la société, la loi de bioéthique est régulièrement révisée. Une première révision a eu lieu en 2004 et une nouvelle révision est prévue avant 2011. C’est dans le cadre de cette révision que sont organisés les états généraux de la bioéthique. Les états généraux de la bioéthique s’achèveront fin juin 2009 avec la remise d’un rapport au Président de la République. Il constituera l’une des pièces maîtresses du dossier sur lequel les parlementaires en charge de la révision de la loi de bioéthique fonderont leur décision.

Au nombre des sujets qui seront débattus se pose la question de l'information de la parentèle. Lorsqu'une maladie génétique et héréditaire est découverte, l'information ne concerne pas seulement le patient mais aussi d'autres membres de sa famille qui ignorent qu'ils peuvent être porteurs du gène, risquant ainsi de développer ou de transmettre la maladie. Le médecin avertit le patient diagnostiqué sur l'importance d'informer les membres de sa parentèle. Mais certaines personnes ne souhaitent pas ou ne savent pas comment informer leurs parentés. Or le médecin est tenu au secret médical. Dans ce cas-là, comment faire passer l'information ? Quelle(s) solution(s) imaginer ?

Pour répondre à ces questions, le groupe d'intérêt SMA de l'AFM a été sollicité pour connaître la façon dont l’information du risque génétique est transmise à la parentèle, c'est-à-dire à l’ensemble des personnes ayant un lien de parenté avec le malade concerné par une amyotrophie spinale (frère, sœur, oncle tante, cousin cousine …) et faire des propositions pour améliorer cette diffusion d’information.
Pour nous y aider, nous vous proposons de répondre à un questionnaire à partir duquel il sera possible de réaliser un bilan statistique des réponses venues étayer les propositions. Le bilan de cette enquête sera à votre disposition sur le blog du groupe d'intérêt Amyotrophies Spinales http://amyotrophies-spinales.blogs.afm-telethon.fr.
Aucun jugement ne sera porté à vos réponses, ni transmis en dehors de l’analyse qui en sera faite par les membres de l’équipe SMA.

Si vous êtes concerné par une amyotrophie spinale, merci de retourner le plus rapidement possible ce questionnaire par mail à sma@afm.genethon.fr

> Télécharger le questionnaire.


La moelle épinière enfin à portée de thérapie génique 27/04/2009
L’un des défis majeurs de la thérapie génique pour les maladies neurodégénératives — des maladies à évolution progressive qui affectent le système nerveux — réside dans l’apport du gène thérapeutique jusqu’aux motoneurones et à la moelle épinière. Grâce aux travaux de Martine Barkats et de ses collègues de l’équipe Biothérapie des maladies du système neuromusculaire de l’Institut de Myologie (Paris) (1) cet obstacle est en passe d’être surmonté.

Martine Barkats et ses collaborateurs viennent de montrer qu’un vecteur (2) de type AAV, en l’occurrence AAV9 « double-brin », est capable de transduire le système nerveux central (SNC) (cerveau et moelle épinière) de la souris adulte après injection intravasculaire, ceci probablement en partie par le franchissement de la barrière hématoencéphalique qui isole le SNC de la circulation sanguine (3).

De plus, ces chercheurs ont validé cette méthode chez le chat adulte en collaboration avec l’U649 de l’INSERM dirigée par Philippe Moullier à Nantes et l’Ecole Vétérinaire de Nantes. Pour suivre le transfert de gène dans le SNC, les chercheurs ont doté le vecteur d’un transgène rapporteur fluorescent, puis l’ont injecté dans la circulation sanguine de souris et de chats adultes modèles de l’amyotrophie spinale, une maladie neuromusculaire. Ils ont alors pu constater la présence du transgène rapporteur dans les neurones moteurs et la moelle épinière des animaux. En outre, ce gène s’est exprimé au moins 5 mois chez les souris, ceci sans perturbation artificielle de la barrière hémato encéphalique.

Ces résultats sont très encourageants pour le développement futur de traitements par thérapie génique de nombreuses maladies, dont l’amyotrophie spinale, la sclérose latérale amyotrophique ou encore les pathologies lysosomales.
Cependant, afin d’envisager l’utilisation de ce vecteur chez l’Homme, il s’agit maintenant pour les chercheurs de l’adapter en fonction des cellules qu’il devra traiter. Par exemple, si le traitement ne s’adresse qu’aux motoneurones, il faudra doter le vecteur d’un promoteur — sorte d’interrupteur — qui déclenchera l’expression du gène thérapeutique uniquement dans ces cellules. En revanche, si l’ensemble des cellules de l’organisme doit être corrigé, le promoteur pourra être ubiquitaire, c'est-à-dire efficace pour tous les types cellulaires.

(1) Institut de Myologie, UMRS974 INSERM-UPMC-CNRS-AIM, Paris, France/CNRS FRE 3087, Généthon
(2) Virus chargé d’apporter le gène thérapeutique au coeur
(3) Intravenous Administration of Self-complementary AAV9 Enables Transgene Delivery to Adult Motor Neurons, Molecular Therapy, 14 avril 2009, publié en ligne.


Présentation de nouvelles aides techniques en appareillage et en chirurgie à destination des personnes concernées par les amyotrophies spinales 17/10/2008
Le Groupe d'Intérêts Amyotrophies Spinales de l'AFM organise, au cours du premier trimesre 2009 (date non encore définie) une rencontre entre les familles et des professionnels qui viendront présenter de nouvelles aides techniques en appareillage et en chirurgie.
Si vous souhaitez y participer, merci de vous pré-inscrire avant le 31 octobre 2008 en retournant ce coupon.

Le Groupe d'Intérêts Amyotrophies Spinales est un groupe composé de bénévoles experts de leur maladie. Ces bénévoles jouent un rôle primordial en matière de soutien et d’entraide, ils disposent également de données précieuses pour la recherche et la prise en charge.
Ce groupe tient des permanences à Evry pendant lesquelles vous pouvez le joindre.
Prochaines permanences : Jeudi 23 octobre de 14h à 19h, Vendredi 7 novembre de 9h à 19h, Jeudi 20 novembre de 14h à 19h, Jeudi 11 décembre de 14h à 19h, Jeudi 18 décembre de 14h à 19h.
Tél : 01 69 47 29 03 ou 01 69 47 12 66 lors des permanences à Evry.
Tél : 02 31 51 77 08 le reste du temps ou les autres jours.
E-mail : sma@afm.genethon.fr
Blog : http://amyotrophies-spinales.afm-telethon.fr/


Des résultats encourageants du salbutamol dans l’amyotrophie spinale de type 2 09/09/2008
Les résultats d'un essai clinique testant le salbutamol dans l'amyotrophie spinale de type 2 (SMA de type 2) ont été publiés en juin 2008 par une équipe italienne. Le salbutamol est un médicament couramment utilisé en médecine générale, notamment contre l'asthme. Son action bénéfique sur le muscle a également été démontrée dans des modèles animaux de maladies neuromusculaires. En outre, le salbutamol avait déjà fait l’objet d’une étude préliminaire encourageante dans la SMA en 2001.
Dans ce nouvel essai, 23 enfants atteints de SMA de type 2 ont été traités pendant une année avec quotidiennement 6 mg de salbutamol par voie orale. Six et 12 mois après le début de l'essai, une amélioration fonctionnelle significative a été notée par les médecins. Le produit a été bien toléré dans l’ensemble. La portée de ces résultats est toutefois à pondérer par le fait qu’il n’existait pas de groupe contrôle prenant un placebo*. Les auteurs soulignent à juste titre la nécessité de prévoir de nouveaux essais, cette fois-ci contrôlés et à plus grande échelle, pour confirmer ces résultats.

* Pour prouver l'efficacité d'un médicament, les médecins comparent généralement les données du groupe recevant le médicament à celles du groupe dit "contrôle" recevant un placebo (qui est similaire en tous points au médicament excepté qu'il ne contient pas la substance active). 

Références :
Pane et coll. Daily salbutamol in young patients with SMA type II. Neuromuscul Disord. 2008 Jul;18(7):536-40.


Une enquête italienne souligne l’importance des troubles nutritionnels et de la déglutition dans l’amyotrophie spinale proximale de type II 12/06/2008
Les amyotrophies spinales proximales (SMA) représentent la deuxième cause de maladie neuromusculaire chez l’enfant et sont dues à un phénomène dégénératif, d’importance variable, aboutissement à la mort de certains motoneurones de la moelle épinière. Les conséquences sont avant tout orthopédiques (faiblesse des muscles du bassin, des épaules, du tronc et des membres)  et respiratoires (paralysie des muscles intercostaux). Pour autant, les troubles de la déglutition et de façon plus générale, les problèmes de malnutrition existent aussi dans ces pathologies, surtout dans les types I et II. Ils peuvent être importants et aggraver l'évolution de la maladie.
Devant l’absence de données très précises dans la littérature médicale, l’équipe de myologie clinique de Rome a lancé une grande enquête auprès d’un échantillon conséquent de 122 personnes de nationalité italienne souffrant de SMA de type II. Grâce à un questionnaire exhaustif et à des entretiens semi-dirigés, plusieurs paramètres ont été recueillis (poids, difficultés d’alimentation, limitation d’ouverture de la bouche, difficultés de mastication, longueur des repas...) et croisés avec l’état clinique (âge, mode de ventilation...). Il apparaît au terme de cette étude publiée en avril 2008 que ces troubles sont sous-estimés et mal pris en charge, au moins dans l’échantillon étudié. Les états de malnutrition avérée ne sont pas rares et s’accentuent avec l’âge, de même que les difficultés d’ouverture de la bouche. Les auteurs plaident pour une prise en charge plus proactive de tels troubles (surveillance pondérale et meilleure détection, recours à des compléments nutritionnels, entretien de la souplesse de la mâchoire...).

Références :
Messina et coll. Feeding problems and malnutrition in spinal muscular atrophy type II. Neuromuscul Disord. 2008 Apr 15 [Epub ahead of print]

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte
les principes de
la charte HONcode
.
Vérifiez ici.

Logo W3C
A.F.M. - 1, rue de l´Internationale - BP 59 - 91 002 Evry cedex - Tél. : +33.1.69.47.28.28
Site réalisé par Ecedi.