À quoi est-elle due et où en est la recherche ?
La maladie est liée à l'absence d'émerine, une protéine ancrée dans la membrane qui enveloppe tous les noyaux cellulaires, mais
dont on ne connaît pas le rôle précis. L'émerine est codée par un gène, le gène STA, situé dans la région q28 du chromosome X.
L’émerine appartient à un réseau complexe de protéines de la membrane nucléaire, au même titre que la lamine A/C laquelle est responsable de la forme autosomique dominante de myopathie d’Emery-Dreifuss. L'absence de modèle animal et le faible nombre de patients rendent néanmoins les recherches difficiles.
Mécanismes physiopathologiques :
Le transfert du gène LMNA dans des fibroblastes de souris dépourvus de lamine montre que les mutations dans la région C-terminale de la lamine A empêche la protéine de se lier à l'émerine. Les mutations de la région centrale produisent des défauts d'assemblage des lamines sans modifier la localisation de l'émerine.
De plus, une étude publiée en 2003 et réalisée sur des fibroblastes de patients exprimant ou non les lamines A/C montre que celles-ci sont nécessaires à l'ancrage correct de l'émerine dans la membrane nucléaire. L'émerine et les lamines sont donc en interaction étroite dans le noyau.