À quoi sont-elles dues et où en est la recherche ?
La dystrophie myotonique de type 2 est due à une anomalie génétique située sur le chromosome 3 (région 3q13.3-q24). Il s'agit d'un quadruplet de nucléotides (CCTG), répété de 75 à plus de 11 000 fois chez la personne malade, dans le gène ZNF9. Celui-ci codeo une protéine en doigt de zinc supposée être une protéine se liant à l'ARN. Elle est particulièrement exprimée dans le coeur et dans le muscle squelettique, les deux tissus les plus touchés dans la DM2. Les ARN messagers, également porteurs du quadruplet anormalement répété, s'accumulent dans le noyau sous forme d'inclusions ribonucléoprotéiques ou foci et sont toxiques. Ils interfèrent avec d'autres ARN spécifiques du muscle (gène p21, responsable de la différenciation musculaire; gène des récepteurs à l'insuline).
En septembre 2002, des travaux ont montré que l'accumulation de CCUG (DM2) altère l'épissage de divers gènes.
En février 2003, l'analyse génétique de 379 personnes atteintes de DM2/PROMM, issues de 133 familles différentes a montré que la très grande instabilité des répétitions rend aléatoire la prévision de la gravité clinique ou de l'âge d'apparition de la maladie d'après la longueur des répétitions CCTG.
La dégénérescence neurofibrillaire qui correspond à une accumulation de protéines tau anormales dans les neurones est présente dans le cerveau des personnes atteintes de DM2.
La protéine tau appartient à la famille des protéines associées aux microtubules du neurone. Elle est reconnue dans plusieurs maladies du cerveau telles que la maladie d'Alzheimer.
Une étude allemande a fait le point sur le déroulement de la grossesse chez 47 femmes atteintes de DM2. Chez 9 d’entre elles (21%), les premiers symptômes de DM1 se sont déclarés pendant la grossesse et la maladie s’est aggravée après l’accouchement. Sur les 96 grossesses, 17% ont conduit à des fausses couches. Un travail avant terme a eu lieu dans 50% des cas entraînant 27% de naissances prématurées.