À quoi est-elle due et où en est la recherche ?
La glycogénose de type VII a été décrite la première fois en 1965 par Tarui. Elle est due au déficit de l'enzyme phosphofructokinase. C'est une enzyme qui joue un rôle majeur dans les réactions chimiques intervenant dans l'utilisation du glucose comme source d'énergie directement assimilable par les cellules.
Dans les conditions normales, l'alimentation apporte une certaine quantité de sucres qui sont transformés en glucose (une des sources d'énergie les plus importantes utilisable par les cellules) au moment de la digestion. Après un repas, le glucose présent dans la circulation sanguine est prélevé pour être mis en réserve sous forme de glycogène (glycogénèse), essentiellement dans le foie et les muscles squelettiques.
Le glycogène est une molécule complexe composée essentiellement de molécules de glucose liées entre elles. Lors d'efforts musculaires courts et intenses, le glycogène est instantanément dégradé (glycogénolyse) pour restituer du glucose et fournir un apport supplémentaire d'énergie.
Dans la glycogénose de type VII, le déficit en phosphofructokinase empêche la dégradation du glycogène en glucose.
L'anomalie génétique en lien avec la maladie est localisée sur le chromosome 1, en 1q32 et une vingtaine de mutations sont connues actuellement. Le gène correspondant code trois sous-unités différentes, correspondant aux trois enzymes (isoenzymes) présentes dans trois tissus différents : M (muscle), L (foie) et P (plaquettes du sang). Dans le muscle humain mature, on ne trouve que l'expression de la sous-unité M.
La transmission génétique dans les familles étudiées est récessive autosomique, mais dans une famille, le mode autosomique dominant a été suggéré.
Un modèle animal, de survenue spontanée, existe chez le chien épagneul anglais. Mais le déficit en phosphofructokinase chez l'animal n'entraîne ni faiblesse musculaire, ni fatigue ni myoglobinurie. Il se traduit uniquement par des crises de destruction des globules rouges (hémolyse causant une anémie) en rapport avec le stress.