À quoi est-elle due et où en est la recherche ?
Le gène responsable de la myopathie centronucléaire a été identifié en 2005. Situé sur le chromosome 19, il code pour une protéine appelée dynamine-2 dont la fonction précise est encore inconnue. Le même gène est aussi responsable d’une forme assez rare de maladie de Charcot-Marie-Tooth (neuropathie héréditaire). La recherche s’oriente vers une meilleure compréhension du mécanisme intime de la maladie ainsi que vers l’identification d’éventuels autres gènes responsables de myopathie centronucléaire.
Une équipe de chercheurs de l’IGBMC à Illkirch, dirigée par Jocelyn Laporte et Jean-Louis Mandel, a identifié en 2007 un gène dont la mutation est responsable d’une myopathie congénitale : la forme autosomique récessive des myopathies centronucléaires. Cette découverte permet de progresser dans la compréhension du mécanisme pathologique commun aux différentes formes de ce type de myopathies. L’identification du gène responsable d’une maladie est également la première étape, indispensable, à la mise en place d’éventuelles stratégies thérapeutiques. Pour les malades, cette découverte permettra de poser un diagnostic précis et d’envisager, pour les couples à risque, un diagnostic prénatal.
Ces travaux, publiés sur le site Internet de la revue Nature Genetics, ont été réalisés dans le centre de recherche IGBMC du CNRS, de l’Inserm et de l’Université Louis Pasteur. Ils ont bénéficié de contrats de l’Agence nationale de la recherche et du soutien de l’AFM grâce aux dons du Téléthon.