Comment fait-on le diagnostic ?
Cliniquement, la notion d’une myopathie des ceintures à caractère autosomique dominant, avec phénomène de
rippling, des gros mollets mais sans troubles cardiaques conductifs doit faire évoquer de principe un déficit en cavéoline 3. Ceci est plus difficile dans les cas sporadiques, les cas atypiques ou ceux à un stade de début. Le diagnostic clinique doit être complété par des examens (dosage des CPK, scanner ou IRM musculaires, électromyogramme, biopsie musculaire) lesquels visent à préciser l'atteinte des muscles et sa topographie. Les enzymes musculaires sont généralement très élevées (10 à 30 fois la normale).
Le prélèvement d’un morceau de tissu musculaire (biopsie musculaire) est indispensable à l’établissement du diagnostic. Ceci permet de visualiser, outre l’aspect dystrophique du muscle, un déficit en cavéoline 3 au niveau de la membrane du muscle, les autres marqueurs membranaires (dystrophine, sarcoglycanes, mérosine) étant normaux par ailleurs. Le marquage de la dysferline est parfois diminué de manière concomittante. Ceci est confirmé par les études semi-quantitatives en Western-Blot. L’analyse du gène CAV3 faite à partir d’une simple prise de sang permet le plus souvent de retrouver une mutation pathogène transmise d’une génération à l’autre à l’intérieur de la même famille. Alternativement, il peut s’agir d’une nouvelle mutation (néo-mutation).