Comment fait-on le diagnostic ?
Le diagnostic clinique des myopathies distales est basé sur la localisation du déficit musculaire, son évolutivité et l'étude du mode de transmission génétique. Le diagnostic clinique doit être complété par des examens (prise de sang, scanner ou IRM musculaires, électromyogramme, biopsie musculaire) qui visent à préciser l'atteinte des muscles et sa topographie.
Dans le cas présent, la découverte d’une atteinte myopathique à prédominance distale survenant chez un adulte vivant en Suède (ou en Finlande) doit suffire pour évoquer cliniquement le diagnostic de myopathie de Welander, a fortiori si il existe des antécédents familiaux.
La biopsie musculaire révèle un aspect myopathique non spécifique avec parfois des vacuoles bordées.
Une étude finlandaise (2004) effectuée sur 11 patients atteints de myopathie distale de Welander (MDW) montre que l’IRM musculaire est utile pour établir le diagnostic différentiel. Les patients avec une MDW présentent une atteinte des muscles jumeaux de la jambe, du muscle soléaire, du muscle tibial antérieur et du long extenseur des orteils. Les muscles adducteurs de la hanche et les ischio-jambiers sont également touchés.