À quoi sont-elles dues et où en est la recherche ?
Les maladies inflammatoires du muscle sont des maladies plurifactorielles principalement dues à un dérèglement du système immunitaire (origine auto-immune). Par erreur, certains constituants de l'organisme, tels que les muscles, subissent le même sort (destruction) que les virus ou les bactéries.
Ces maladies ne sont pas des maladies génétiques à proprement parler. Cependant, l'existence de cas familiaux fait rechercher l'implication d'éventuels facteurs génétiques de prédisposition.
On connaît de mieux en mieux le typage génétique en lien avec chaque type de myosite. Ainsi 70% des cas de dermatomyosite juvénile, mais aussi les dermatomyosites de l'adulte et les polymyosites, sont liées à une forme particulière du gène du TNF qui entraînerait une production accrue de TNF alpha. Or ce TNF alpha favorise l'inflammation, la destruction de cellules et stimulerait la fabrication d'une protéine induisant les thromboses.
Une équipe américaine a traité sept patients atteints de DM avec du rituximab, un anticorps anti-lymphocytes B, dans le cadre d'une étude pilote (2005). Chez tous les patients, l'état clinique a été amélioré et la force musculaire a augmenté entre 36 et 113%. Un essai à plus grande échelle serait nécessaire.
Les lymphocytes T régulateurs (Treg) jouent un rôle majeur dans la prévention des maladies auto-immunes. Leur potentiel thérapeutique a été démontré dans de nombreuses pathologies auto-immunes dont les polymyosites chez la souris par une équipe française (CNRS). Parallèlement, les chercheurs ont mis au point les conditions nécessaires à la purification et l’expansion des Treg humaines pour une utilisation clinique (2005).
Un modèle murin mimant les myopathies inflammatoires a été mis au point (2006) par une équipe française (Inserm U519 – Rouen). Grâce à ce système, les chercheurs peuvent suivre pas à pas les mécanismes impliqués dans les maladies auto-immunes et tenter de les contrecarrer, notamment grâce à des cellules particulières, les lymphocytes T régulateurs. Cette piste est également explorée par une autre équipe française (Pitié-Salpêtrière) avec un autre modèle murin de myosites.
Quoi de neuf sur les essais thérapeutiques ?
Pour connaître les essais thérapeutiques (terminés, en cours et à venir), consulter la rubrique « La recherche - Essais thérapeutiques ».