Malgré des travaux récents suggérant l'intérêt de l'entraînement physique dans les dystrophiques musculaires, la question se pose encore si ces méthodes "douces" seront bénéfiques dans la dystrophie musculaire de Becker.
Dans une étude publiée en septembre 2008, une équipe de médecins de Copenhague a comparé les effets de l’entraînement physique chez 11 personnes atteintes de myopathie de Becker par rapport à 7 sujets sains. L'entraînement physique consistait en un travail sur bicyclette (portant essentiellement sur l’endurance) à domicile sur une période de 3 mois. Auparavant, une phase d’apprentissage indispensable, avait eu lieu en milieu hospitalier. Plusieurs paramètres ont été mesurés à la fois pour évaluer la force, l’endurance mais aussi pour analyser les effets possiblement délétères sur le muscle squelettique et cardiaque. Il apparaît clairement une amélioration de la force musculaire, de l’endurance et du bien-être sans qu'aucun dommage n'ait été mesuré sur le muscle. L’effet semble également être bénéfique sur le moyen terme, six personnes ayant continué, avec le même succès, le programme d’entraînement pendant un an.
Références :
Sveen et coll. Endurance training improves fitness and strength in patients with Becker muscular dystrophy.Brain. 2008 Sep 6. [Epub ahead of print]