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Téléthon 3 et 4 décembre 2010. 95 200 117 € collectés lors du Téléthon 2009.

Espace Communautaire

Myopathie facio-scapulo-humérale



Dystrophie musculaire FSHD : l’équipe de l’Université de Mons avait vu juste !
« Stress test » réussi pour le modèle montois de la dystrophie musculaire FSHD
 
02/09/2010
Un peu comme pour les tests de la capacité des banques à résister à des conditions de crash financier, un consortium international réunissant 8 laboratoires vient de mettre à l’épreuve, avant de le valider, le modèle proposé par une équipe de l’Université de Mons dirigée par le Professeur Alexandra Belayew. Ce « modèle montois » vise à expliquer le déclenchement d’une maladie génétique, la dystrophie facio-scapulo-humérale ou FSHD. Un article annonçant la validation de ce modèle a été publié par le consortium dans la   prestigieuse revue « Science » d’août 2010 (Lemmers et al, 19 août 2010).
 
La FSHD fait partie des dystrophies musculaires héréditaires caractérisées par une dégénérescence irréversible plus ou moins rapide de certains muscles. Elle constitue la troisième plus fréquente chez l’homme après les maladies de Duchenne et de Steinert et affecte un individu sur 17.000. Le nom de la maladie reflète sa progression: elle atteint d’abord les muscles de la face (incapacité à sourire et à fermer les yeux en dormant), ensuite les épaules (scapulo) et puis des membres (humérale).
 
Les premiers symptômes apparaissent souvent  vers l’âge de 20 ans ; 20% des patients dépendent d’une chaise roulante vers 45 ans. C’est une maladie génétique transmise selon un mode dominant, c'est-à-dire que, statistiquement, chaque patient transmettra la maladie à la moitié de ses enfants. Il n’existe pas de médicament et, pour en développer, il faut d’abord comprendre ce qui cause la maladie.
 
L’équipe de l’UMONS avait émis l’hypothèse que la FSHD se déclenchait par activation d’un gène toxique dans de l’ADN poubelle sur le chromosome 4. Il s’agit d’une sorte de bégaiements de l’ADN, une série d’éléments répétés dont chacun porte une copie du gène DUX4,  découvert  par  l’équipe du Prof. A. Belayew en 1999. Par la suite, elle avait pu montrer que le gène DUX4 était actif dans les muscles de patients mais pas chez les individus sains. A l’époque, cette idée d’un gène fonctionnel dans des éléments répétés paraissait complètement farfelue, et il a fallu une obstination de près de 10 ans … et pas mal de subsides de recherche de Téléthons (Belgique et France) pour la faire admettre !
 
Pour exprimer un gène, la cellule doit le copier sous forme d’un ARN messager et c’est celui-ci qui va diriger la fabrication de la protéine dont il porte la recette. Les ARN messagers sont des molécules fragiles, et lors de leur synthèse, une enzyme leur ajoute une protection, que l’on appelle queue polyA. Cette enzyme reconnaît un signal qui est présent sur le gène et copié dans l’ARN messager. Le problème du gène DUX4 c’est qu’il n’y a pas de signal polyA dans l’élément répété. Comment expliquer alors que l’équipe montoise ait détecté la protéine toxique DUX4 dans les muscles des patients ? Eugénie Ansseau et Frédérique Coppée, deux chercheuses montoises, ont découvert que le seul ARN messager stable de DUX4 provenait du dernier élément de la série et s’étendait au-delà de la zone répétée, dans une région voisine (pLAM) où il trouvait un signal polyA. L’équipe a proposé en 2007 que si ce signal était altéré chez un individu, celui-ci ne serait pas victime de la FSHD.
 
Et c’est précisément pour trouver des individus (malades ou non) présentant la plus grande variété de perturbations dans la série des éléments répétés ou dans la région de ce signal polyA, que 8 laboratoires de France, Italie, Espagne, Pays-Bas et USA se sont associés. Ces chercheurs ont analysé l’ADN de plusieurs centaines de patients et de plus de 2.000 personnes saines pour choisir une dizaine de cas les plus étranges afin de tester le modèle montois. Et celui-ci a donc parfaitement résisté à ce « stress test » et devient ainsi « le » modèle de la FSHD !
 
Plus d’infos :
Prof. A. Belayew
Université de Mons
Laboratoire de Biologie Moléculaire
Tel: 32-(0)65-37.35.80
Mail: alexandra.belayew@umons.ac.be
 


6ème Journée Nationale sur les Maladies Neuromusculaires
"Révision - Précision des diagnostics" - samedi 25 septembre 2010 16/07/2010

Atteint d'une maladie neuromusculaire, vous n'avez pas de diagnostic précis ou votre diagnostic est ancien (10 ans ou plus). Ces dernières années, des progrès majeurs ont été accomplis : la révision ou la précision de certains diagnostics est aujourd'hui possible.

Avoir un diagnostic actualisé, juste et précis, grâce à un suivi régulier en consultation spécialisée, c'est :
- bénéficier d'une prise en charge médicale optimale et adaptée;
- accéder à un conseil génétique fiable;
- adapter vos projets de vie à votre maladie;
- rejoindre des groupes de patients pour partager votre expérience;
-contribuer à faire progresser les connaissances sur votre maladie;
- pouvoir participer à des essais cliniques.

Entrés de plain-pied dans une nouvelle ère des thérapeutiques innovantes, nous avons plus que jamais besoin de votre implication. Un bon diagnostic vous ouvre les portes de la médecine de demain !

Pour en savoir plus, l'AFM vous invite à assister le 25 septembre à la 6ème Journée Nationale sur les Maladies Neuromusculaires qui se tiendra dans votre région. Cette journée s'adresse aux malades et à leur famille mais également aux professionnels qui souhaitent disposer d'une information parfaitement actualisée sur le sujet.

Pour participer à cette journée dans l'une des 21 villes, téléchargez le bulletin d'inscription et retournez-le avant le 1er septembre à votre service régional AFM.


Pensez à vos vacances de printemps et d'été ! 05/02/2010
Vous souhaitez prendre un temps de répit, de repos, de recul ou tout simplement vous retrouver en famille et vous mettre au vert ? Le Village Répit Famille "la Salamandre" est prêt à vous accueillir ! Il a été spécialement conçu pour offrir des séjours de répit aux aidants et leur famille tout en étant accompagnés de la personne atteinte de maladie neuromusculaire.

Pendant que la personne en situation de handicap bénéficie d'activités collectives adaptées si elle le souhaite, la famille peut profiter de ce temps à sa convenance. Or il y a à faire en Val de Loire ! La Salamandre est en effet située au coeur de l'Anjou, à proximité de la ville d'Angers et proches des châteaux de la Loire.

Une équipe professionnelle vous accueillera et sera à votre écoute pour organiser votre séjour. Les appartements proposés sont adaptés et individualisés : cuisine aménagée, séjour équipé/salon, une ou deux chambre(s)(s) dont une adaptée par logement, une salle de bain avec douche à l'italienne et lavabo à hauteur variable, vaisselle, draps. Le lave linge et le sèche linge sont communs aux 4 appartements.

En fonction des besoins, une permanence des soins de kinésithérapie ou infirmier peut être envisagée. Si vous le souhaitez, des actes de tierce personne pas des professionnels peuvent également assurer l'accompagnement de nuit.

Vous êtes intéressés ? Pour vous inscrire, envoyez un email sans tarder (la capacité d'accueil est limitée !) à lasalamandre.ydekepper@afm.genethon.fr ou téléphoner au 02 41 22 60 10.


Une nouvelle technique utile au diagnostic prénatal de la myopathie facio-scapulo-humérale 18/12/2009
Si le diagnostic prénatal (DPN) de la myopathie facio-scapulo-humérale (FSH) est techniquement possible et proposé aux couples qui en font la demande, le diagnostic préimplantatoire (DPI) reste encore expérimental car donnant lieu à des résultats trop aléatoires.
Dans un article publié en novembre 2009 par plusieurs équipes françaises soutenues par l’AFM, un nouveau test de génétique moléculaire (PCR multiplex) a été étudié pour être appliqué au DPN, voire au futur DPI dans la FSH. Les chercheurs ont appliqué ce protocole à de l’ADN extrait de sang mais aussi de cellules uniques (lymphocytes) comme cela est nécessaire dans le DPI. Dans les deux cas, le test s’est avéré spécifique et sensible, simple d’utilisation, moins coûteux et plus rapide que les tests habituels. Les auteurs concluent donc à la possibilité de proposer ce nouveau test dans le cadre d’un DPN en complément des techniques habituelles. Ils soulignent que compte tenu du risque élevé d’erreurs, l’utilisation de ce test dans le cadre d’un DPI ne peut être recommandée mais qu’il pourrait toutefois constituer une aide pour les centres réalisant ce type de diagnostic.

Référence :
Barat-Houari M et coll. New multiplex PCR-based protocol allowing indirect diagnosis of FSHD on single cells: can PGD be offered despite high risk of recombination?
Eur J Hum Genet. 2009 Nov 25. [Epub ahead of print]


A la recherche de nouveaux gènes candidats dans la myopathie facioscapulohumérale (FSH) 27/11/2009
La myopathie FSH est une des plus fréquentes maladies neuromusculaires à l’âge adulte. Elle se traduit par un déficit musculaire lentement progressif prédominant au niveau du visage, des épaules et bras et dans une moindre mesure des membres inférieurs. Si le mode de transmission  type autosomique dominant est bien connu, la physiopathologie de cette affection reste encore mystérieux. On sait que la maladie est associée à la contraction d’une région répétée (D4Z4) de l’extrémité du chromosome 4qter. Pour autant, aucun gène n’est exprimé dans la région D4Z4.
Dans un article publié conjointement par des spécialistes américains et néerlandais de la  myopathie facio-scapulo-humérale, plusieurs gènes candidats ont été étudiés, tant au niveau des protéines quils codent qu'à celui de leurs ARN messagers, dans l’hypothèse, maintes fois avancée, où la délétion de D4Z4 pourrait affecter le fonctionnement d’autres gènes de la région. A partir de tissu musculaire (quadriceps), de cultures de myoblastes et de myotubes, les chercheurs ont étudié l’expression des gènes FRG1, FRG2, CRYM, ANT1, ALP, PITX1 et LRP2BP sans mettre en évidence de différence entre le tissu musculaire de personnes atteintes de myopathie facio-scapulo-humérale et celui de personnes atteintes de dystrophie myotonique de Steinert ou sans maladie neuromusculaire (contrôles), en dehors d'une augmentation sélective des ARN messagers de FRG2 dans les myotubes. Par rapport à beaucoup d'études sur la FSH qui concernent des tissus ou des cellules d'âges différents ou issus de muscles différents, l'homogénéité du matériel biologique étudié est un des atouts de ce travail. Ces résultats tendent à remettre en cause la théorie dite d’un effet en "cis", théorie notamment avancée par une équipe italienne qui avait mis au point un modèle animal transgénique très convaincant.

Référence :
Klooster R er coll. Comprehensive expression analysis of FSHD candidate genes at the mRNA and protein level.
Eur J Hum Genet. 2009 Oct 7. [Epub ahead of print]


Douleurs et maladies neuromusculaires : une étude menée chez des jeunes révèle l’importance du phénomène 26/11/2009
Longtemps considérée comme incongrue dans des maladies où, par définition, seule le côté moteur (l’unité motrice) est touché (sauf exception), la douleur fait actuellement l’objet d’une attention accrue dans les maladies neuromusculaires. Elle est d’origine multifactorielle et peut être efficacement prise en charge à condition d’être identifiée et bien évaluée. Si les phénomènes douloureux accompagnant le déficit musculaire sont bien connus dans les myopathies inflammatoires ou métaboliques, ils le sont moins dans d’autres maladies.
Dans un article publié en octobre 2009, une équipe nord-américaine rapporte les résultats d’une enquête menée chez 42 jeunes, âgés de 9 à 20 ans, atteints d’une maladie neuromusculaire. Quatorze avaient une myopathie de Duchenne, deux une myopathie de Becker, six une maladie de Steinert, deux une myopathie des ceintures, deux une dystrophie musculaire congénitale, un une myopathie facio-scapulo-humérale et quinze n’avaient pas de diagnostic précis ("autre maladie neuromusculaire"). La moitié était capable de marcher. Sur les 42 jeunes interrogés, vingt-trois (soit 55%) se plaignaient de douleurs chroniques. L’intensité moyenne sur une semaine était loin d’être négligeable. Ces douleurs concernaient pour l’essentiel les membres inférieurs et dans 83% des cas, un traitement anti-douleur (à visée antalgique) était nécessaire. Les auteurs concluent à la méconnaissance de cette problématique et insistent sur la détection et la prise en charge précoces de ces phénomènes douloureux.

Référence :
Engel JM et coll. Pain in youths with neuromuscular disease.
Am J Hosp Palliat Care. 2009 Oct-Nov;26(5):405-12.


Epidémiologie des maladies neuromusculaires : une contribution anglaise 26/11/2009
Le nombre des personnes concernées par les maladies neuromusculaires a toujours été, du fait de la grande hétérogénéité clinique et génétique de celles-ci, difficile à évaluer. Cet effort de recensement est pourtant indispensable pour les décideurs et les praticiens de terrain, afin d’ajuster les stratégies tant diagnostiques que thérapeutiques.
Dans une étude publiée en septembre 2009, qui fera sans doute date, l’équipe de Newcastle (Royaume-Uni) a calculé, au 1er août 2007, la fréquence (les chercheurs parlent de prévalence d'une maladie, c'est-à-dire le nombre de personnes atteintes de la maladie à un moment donné dans une population donnée) de plusieurs de ces affections dans son bassin de population de référence (3 millions d’individus peuplant le Nord de l’Angleterre). Une étude similaire avait été conduite en 1954 par Walton et Nattrass mais sans référence aux diagnostics génétiques. Il ressort de l’étude que la maladie de Steinert est de loin la plus fréquente (29% des 1 100 patients neuromusculaires recensés au total). Viennent ensuite les dystrophinopathies (23%), la myopathie facio-scapulo-humérale (11 %), les myopathies des ceintures dans leur ensemble (6%) et enfin les amyotrophies spinales. A noter que les myopathies métaboliques ou mitochondriales, ainsi que les pathologies musculaires acquises (myasthénie autoimmune, myopathies dysimmunitaires) étaient exclues de ce comptage. La prévalence globale de maladies neuromusculaires génétiques dans la région de Newcastle s'élève à 37/100 000 individus, avec un diagnostic moléculaire confirmé dans 75 % des cas.

Référence :
Norwood FL et coll. Prevalence of genetic muscle disease in Northern England: in-depth analysis of a muscle clinic population.
Brain. 2009 Sep 18. [Epub ahead of print]


Préconisations Grippe A (H1N1) v et maladies neuromusculaires 12/11/2009
Voici quelques conseils utiles concernant notamment la vaccination chez les malades neuromusculaires.
Pour en savoir plus sur la grippe A, sa prévention et son traitement : consultez régulièrement cet article qui sera mis à jour et contactez au besoin votre service régional.
> Télécharger le document (pdf - 5 pages). 
Mise à jour du document : 27/11/2009.


L’effet bénéfique du salbutamol n’est pas confirmé dans la myopathie facio-scapulo-humérale 04/11/2009
Dans un article très attendu et publié en juillet 2009, un consortium français rapporte les résultats d’un essai du salbutamol, conduit en double aveugle chez 112 personnes atteintes de myopathie facio-scapulo-humérale, âgées de 18 à 60 ans. Le salbutamol a été proposé comme traitement adjuvant dans la myopathie facio-scapulo-humérale du fait de ses propriétés beta-agonistes (qui augmentent la synthèse des protéines et diminue leur destruction dans le muscle). Il a été testé aux États-Unis dans la myopathie facio-scapulo-humérale avec un succès mitigé (croissance modeste de la masse musculaire mais sans augmentation de la force). Les sujets recevaient, soit du placebo, soit 16 mg par jour d’une forme retard de salbutamol pendant 6 mois (avec une interruption de traitement une semaine sur quatre). Si le produit a été bien toléré, aucune efficacité statistiquement significative n’a été notée que ce soit au niveau des mesures de force musculaire ou de la fonction motrice. Les concentrations sériques du produit étaient pourtant compatibles avec un effet potentiellement thérapeutique. Les auteurs ne préconisent donc pas, dans l’état actuel des connaissances, la prescription en routine de ce médicament dans le traitement de la myopathie facio-scapulo-humérale.

Référence :
Payan CA et coll. Periodic salbutamol in facioscapulohumeral muscular dystrophy: a randomized controlled trial.
Arch Phys Med Rehabil. 2009 Jul;90(7):1094-101.


Qualité de vie, douleur et FSH : à propos d’une enquête italienne chez 65 personnes 04/11/2009
Dans un article publié en août 2009, des chercheurs italiens ont mené une enquête à propos de la douleur et de la qualité de vie chez 65 personnes atteintes de myopathie facio-scapulo-humérale et dont le diagnostic avait été confirmé sur le plan moléculaire. La qualité de vie évaluée à partir d’un questionnaire basé sur la SF-36 - une échelle de qualité de vie largement validée -, était moindre surtout pour les items en rapport avec la détérioration physique. Dans la population féminine, la souffrance psychologique était, à handicap égal, plus importante que chez les hommes. La douleur est apparue comme un phénomène marquant et statistiquement significatif (50% des personnes interrogées y faisaient référence). Les auteurs insistent pour une meilleure détection et une prise en charge plus adaptée de ces manifestations douloureuses.

Référence :
Padua L et coll. Quality of life and pain in patients with facioscapulohumeral muscular dystrophy.
Muscle Nerve. 2009 Aug;40(2):200-5.

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