Comment fait-on le diagnostic ?
Le médecin, à la suite d’un examen minutieux, se fait une idée du(des) diagnostic(s) possibles(s).
Il demande des examens complémentaires pour préciser, confirmer ou infirmer son(ses) hypothèse(s) diagnostique(s), en observant certains signes évocateurs, plus particulièrement la difficulté à relâcher une contraction musculaire.
Les réflexes ostéo-tendineux sont vifs.
Le taux de CPK (enzyme créatine-phospho-kinase existant uniquement dans les cellules musculaires) peut être modérément élevé.
La biopsie musculaire montre une atrophie modérée des fibres musculaires de type II et de nombreux noyaux situés dans la partie centrale de la fibre musculaire (dans les conditions normales, les noyaux sont situés à la périphérie de la fibre musculaire, sous la membrane de la fibre musculaire).
La mesure (à partir d’une biopsie musculaire) de l’activité enzymatique de l’enzyme Ca2+-ATPase (contenue dans le réticulum sarcoplasmique) montre que cette activité est réduite d’environ 90%.
L’électromyogramme (EMG) permet de distinguer la maladie de Brody d’une myotonie.
Le test de contraction musculaire à l’effort, par sa normalité, permet de la différencier des myopathies métaboliques.