À quoi est-elle due et où en est la recherche ?
La maladie « muscle rippling disease » est le plus souvent génétique. Le mode de transmission de la maladie « « rippling muscle disease ” est autosomique dominant. Des cas sporadiques (c’est-à-dire sans caractère familial) et quelques cas à transmission autosomique récessive ont été rapportés.
La première étude génétique sur la maladie a été réalisée en 1994, chez 44 membres d’une famille américaine. Le gène en relation avec la maladie (PK428) a été localisé sur le chromosome 1, en 1q41-42. Des études sur d’autres familles atteintes de la maladie n’ont pas confirmé cette localisation.
En 2001, quatre mutations du gène codant la cavéoline-3 ont été identifiées sur le chromosome 3 (en 3p25) dans 5 grandes familles allemandes et norvégiennes atteintes de “rippling muscle disease”. Ces mutations sont liées à une réduction de l’expression de la cavéoline-3 au niveau de la membrane de la fibre musculaire (sarcolemme).
Des mutations du même gène ont été retrouvées chez des personnes atteintes de deux autres types de maladies : dystrophie des ceintures de type C (LGMD1C) et hyperCKémie. C’est pour cette raison que la maladie « rippling muscle disease » est classée parmi les cavéolinopathies.
Les mécanismes pathologiques qui sous-tendent la maladie « rippling muscle disease » ne sont pas encore bien connus.
La contraction musculaire provoquée de façon mécanique n’est pas décelable au point de vue électrique sur le tracé de l’électromyogramme. Ceci suggère que le trouble n’est pas dû à une dépolarisation de la membrane de la fibre musculaire. Une étude chez les personnes malades a montré que la contraction se produit localement sur une portion de la fibre musculaire, impliquant seulement quelques unités contractiles (ou sarcomères). La vitesse de ces contractions est plus lente (approximativement 10 fois moindre) que la vitesse de dépolarisation normale de la fibre musculaire.
D’après une étude allemande (décembre 2001), l’hyperactivité de l’enzyme nNOS (monoxyde d’azote synthétase) jouerait un rôle dans l’hyperexcitabilité mécanique du muscle.
Pour d’autres auteurs, les anomalies du transport de calcium au niveau de la membrane musculaire (réticulum sarcoplasmique) seraient probablement la cause de la maladie. Toutefois, les études réalisées n’ont pas pu mettre en évidence l’existence de troubles dans les échanges ioniques au niveau cellulaire.
Enfin, d’après une équipe australienne (mai 2002), les mutations de la cavéoline-3 pourraient entraîner l’inhibition d’un signal lié au cholestérol.
Selon les auteurs d’une étude rapportant une association de la maladie à une myasthénie (1999), la
maladie « rippling muscle disease » serait causée par un processus immunologique dans lequel les anticorps agiraient directement sur la fonction des canaux calcium.