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Myopathie facio-scapulo-humérale
L’intervention de facteurs dits épigénétiques
La portion terminale du chromosome 4 où se trouve la zone D4Z4 est, comme toute portion d’ADN, soumise à un environnement contenant d’autres structures ou protéines susceptibles de réguler son fonctionnement. Un complexe freinant, à l’état naturel, l’expression de certains gènes de la région (dont FRG1) a été identifié. La contraction de la zone D4Z4 observée dans la FSH débloquerait ce frein. Par ailleurs, on a aussi observé que l’environnement de la zone d’ADN concernée (D4Z4) était chimiquement différent chez les patients atteints de FSH : le phénomène dit d’ hypométhylation y serait plus prononcé qu’ailleurs dans le génome. Le mécanisme aboutissant à la survenue d'une myopathie facio-scapulo-humérale est complexe, probablement multifactoriel. La compréhension qu'en ont les chercheurs ne permet pas, à l’heure actuelle, d’envisager une thérapeutique ciblée reposant sur la connaissance des gènes.
J’ai lu dans la littérature scientifique qu’il existait un certain degré d’anticipation dans la FSH ? Qu’en est-il ? L’anticipation est un phénomène observé dans quelques maladies génétiques, comme la maladie de Steinert ou la chorée de Huntington. De génération en génération, les personnes atteintes le sont de plus en plus précocement et de plus en plus sévèrement. Ceci correspond à un mécanisme moléculaire très particulier récemment élucidé : il s'agit de répétitions de petits fragments d'ADN constitués de 3 (triplet) ou 4 nucléotides (quadruplet) dont le nombre a tendance à augmenter de génération en génération. Dans la myopathie facio-scapulo-humérale (FSH), l’existence d’une anticipation reste débattue. Dans des études conduites dans quelques très grandes familles FSH, un phénomène d'anticipation a pu être observé uniquement au niveau des manifestations cliniques mais pas au niveau moléculaire : on n’a jamais retrouvé de répétitions de triplets dans la FSH. Qui plus est, l’anomalie génétique dans la FSH reste identique d'une génération à l'autre au sein des familles concernées. Il n’existe donc pas, actuellement, d’argument formel pour étayer l'hypothèse d'un phénomène d'anticipation dans la myopathie facio-scapulo-humérale.
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