Syndrome de Kennedy

La prise en charge orthopédique consiste à surveiller les déficits musculaires et à prévenir les déformations articulaires
Une kinésithérapie régulière, hebdomadaire (1 à 2 séances par semaine, selon les besoins) et adaptée aux déficits et aux rétractions entretient la souplesse des articulations et peut également avoir un objectif antalgique (notamment au niveau lombaire). Elle doit être passive ou dite en actif-aidé afin de ne pas épuiser le muscle. La balnéothérapie peut être utile.
Des aides ou appareillages orthopédiques sont parfois nécessaires (canne(s), plus rarement lombostats ou corsets).

En pratique

- Le rythme des séances de kinésithérapie est à adapter en fonction de l’évolution de la maladie, de ses conséquences, du mode de vie …
- Les séances de kinésithérapie peuvent se passer à domicile ou au cabinet de kinésithérapie (ce qui permet d'avoir une installation et des outils plus spécifiques qu'au domicile).
- La possibilité administrative d’avoir recours à deux kinésithérapeutes opérant à tour de rôle répartit les objectifs thérapeutiques, maintient la motivation et évite la lassitude tant de la personne atteinte de maladie neuromusculaire que du kinésithérapeute.

Il est recommandé, comme dans toutes les maladies neuromusculaires, de lutter contre le surpoids et contre une tendance à l’immobilité. Un peu d’exercice physique, à doses modérées, est même à encourager, toujours en deçà du seuil de fatigue.
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