L’amyotrophie bulbo-spinale a été décrite pour la première fois par des auteurs japonais en 1897 sous le terme de "paralysie bulbaire progressive". Ce n’est qu’en 1968 qu’elle prend le nom de syndrome ou maladie de Kennedy en référence au médecin américain William R. Kennedy qui a décrit deux familles (l’une du Minnesota et l’autre de l’Iowa) présentant un tableau clinique non répertorié à l'époque : paralysie des
muscles proximaux et
bulbaires, sans
syndrome pyramidal, et avec une hérédité clairement récessive liée au
chromosome X.
En 1991, l’équipe de Kenneth Fischbeck (Philadelphie, États-Unis), après un travail minutieux de cartographie du
chromosome X, découvre des mutations d’un genre inhabituel dans un gène codant un
récepteur aux
hormones mâles (
androgènes). Cette découverte a suscité beaucoup d’intérêt car il s’agissait à l’époque de la première tentative réussie pour identifier un gène responsable d’une amyotrophie spinale. Qui plus est, l’anomalie génétique trouvée constituait une première pour une maladie neurodégénérative puisqu’il s’agit d’une expansion de petites portions d’ADN -
trinucléotides de type CAG - à l’intérieur d’un gène. Une anomalie du même type est retrouvée, la même année, dans le syndrome de l’X-fragile, puis trois ans plus tard dans une autre maladie neurodégénérative, la chorée de Huntington (
maladies à triplets).
En 1995, K.Fishbeck met au point le premier
modèle animal pertinent reproduisant les manifestations cliniques de la maladie humaine en transférant un gène SBMA chez une souris.
Depuis, plusieurs voies thérapeutiques expérimentales sont explorées. En 2007, est mis au point un produit très prometteur, l’ASC-J9, qui semble efficace chez la souris-modèle.