Pour asseoir sa politique scientifique, l'AFM s'est appuyée, depuis 1981, sur un Conseil scientifique. Composé de chercheurs et de cliniciens bénévoles, c'est un organe de conseil et de proposition. Il est chargé de déterminer les axes de recherche prioritaires, de les proposer au Conseil d'administration de l'AFM et d'émettre les appels d'offre correspondants. Il évalue l'adéquation et la qualité des programmes de recherche proposés et contrôle, a posteriori, la qualité des travaux. Il peut s'appuyer sur des experts nationaux ou internationaux. Les dossiers comportants l'avis du Conseil scientifique sont présentés à la commission scientifique des administrateurs qui donne son avis et pré-valide. La validation finale de l'engagement financier est donnée par le Bureau du Conseil d'Administration ou le Conseil d'Administration selon l'importance des projets.
Présidé par
Michel Fardeau de
1981 à 1986, l'enjeu majeur du
premier Conseil scientifique de l'AFM a été la promotion et la coordination de la recherche médicale sur les myopathies. Ce Conseil scientifique, dès le début, a également mené un travail de réflexion et d'incitation sur ce que devraient être les recherches sur ces pathologies.
Le
second Conseil scientifique (1986 à 1997), présidé par
François Gros, a été de rendre possible la lecture du génome humain pour pouvoir identifier les gènes responsables des maladies génétiques, grâce aux outils élaborés par Généthon. Avec l'établissement des cartes du génome, l'AFM aura ainsi joué un rôle déterminant dans la mise en place de la médecine génétique.
L'enjeu du
troisième Conseil scientifique, présidé par
Ketty Schwartz de 1998 à 2001 (puis par intérim par le vice-Président M. Fardeau jusqu'en décembre 2002), est double : le développement des thérapeutiques et la reconnaissance de la myologie en tant que discipline médicale à part entière.
Le quatrième Conseil scientifique formé sous la présidence de
Ketty Schwartz en 2003 a pour objectif de poursuivre la mise au point des génothérapies en tirant partie des enseignements des premiers essais cliniques; développer le contrôle de l'orientation des cellules souches in vivo et ex vivo vers des lignages musculaires; étudier les interactomes musculaires (interactions nécessaires à la fonction contractile).
Le cinquième Conseil scientifique formé sous la présidence de
Ketty Schwartz en 2006 est adapté à cette évolution vers le médicament. Il s'organise autour de trois commissions : Commission Médicale, Commission Développement des thérapeutiques et Commission Recherche.