Généthon
Généthon, acteur des essais thérapeutiquesGénéthon I et II

Donner aux chercheurs les outils pour accélérer la découverte des gènes, telle est la mission première de Généthon, créé en 1990 par l'AFM. Pari tenu deux ans plus tard : en 1992, Généthon I publie les cartes du génome, six ans avant les prévisions les plus optimistes et les offrent à la communauté scientifique internationale. La carte génétique de Généthon exécutée de 1990 à 1996 a fait l'objet de trois publications (1992-1993-1996). En 1996, elle comportait 5 264 marqueurs. Cette carte a ensuite permis l'assemblage des fragments séquencés du génome humain dont une première publication a eu lieu en 2000. Le séquençage complet sera achevé en 2003. En 1995, Généthon II prend la succession de Généthon I pour exploiter, toujours au bénéfice des malades, les réalisations de Généthon I en cartographie génétique. De nouveaux instruments réalisés grâce à une coopération internationale viennent s'ajouter à l'arsenal technique existant dont une carte des hybrides d'irradiation publiée en 1996 qui a permis la localisation de 30 000 gènes. Un service de génotypage ouvert aux utilisateurs extérieurs est alors mis en place. Les techniques de génotypage étaient pour l'époque parmi les plus performantes au monde, réalisant plus de 150 000 génotypes par mois. Grâce à ces cartes, et au financement de l'AFM, ce sont plus de 700 maladies dont le gène a été localisé. Parmi ces maladies : des maladies neuromusculaires, le cancer de la prostate, certains diabètes, la schizophrénie, le syndrome de Rett etc. Une activité importante de Généthon concerne la publication des résultats de ses recherches dans des revues scientifiques spécialisées. Ainsi, depuis sa création en 1990, 606 articles ont été publiés par Généthon. Les travaux de Généthon I et Généthon II (entre 1990 et 1996) ont donné lieu à 375 articles publiés.
Généthon III Pour ouvrir des brèches dans les forteresses des maladies neuromusculaires et les guérir, l'AFM a bâti une stratégie, supprimé des goulots d'étranglements et, pour cela, développé des partenariats avec la recherche publique et industrielle. Sa stratégie est la même : faire des percées qui valident une démarche. Avec pour unique but : guérir. Puis trouver les relais qui amplifient les actions pour se rapprocher des thérapeutiques. L'AFM a donc construit des outils d'intérêt collectif et incité le monde de la recherche à les utiliser.
Ce rôle d' ''impulseur '' de l'AFM a ainsi provoqué l'affirmation d'une volonté nationale en génomique : les activités de séquençage et de génotypage de Généthon sont reprises en 1997 par l'Etat, avec l'installation de Génoscope et du Centre National de Génotypage au sein de Génopole à Evry. Ce pôle national et européen consacré à la recherche sur la génomique et ses applications a été initié par l'AFM, qui le soutient depuis sa création en 1998. En se dégageant progressivement de ce domaine et en transférant le savoir-faire de Généthon en génomique, l'AFM a pu s'engager dans l'ère des thérapeutiques.
Généthon III est entièrement dédié aux développements des thérapeutiques. 2004 a vu se confirmer son orientation résolument clinique. L'objectif est de développer des traitrements de thérapie génique et cellulaire pour les maladies neuromusculaires et les autres maladies génétiques rares. Le laboratoire s'est peu à peu structuré et étoffé de nouvelles équipes, notamment d'experts en affaires réglementaires, afin d'amener ses propres innovations jusqu'à la clinique, dans les meilleures conditions possibles.
En 2005, Généthon s'équipe d'une unité de vecteurs de qualité clinique. Cette nouvelle unité devrait permettre la production de lots pour une dizaine de projets annuels. Si l'expertise générique de Généthon sera privilégiée en adéquation avec les besoins du secteur public et privé, la priorité sera donnée aux vecteurs lentiviraux. Cette capacité de produire des lots cliniques est le gage pour Généthon d'exercer un meilleur contrôle sur l'intégralité du processus en termes de prix, de délai et de conformité du vecteur et de disposer d'une nouvelle activité rémunératrice.
Généthon IV, 1er laboratoire en France autorisé à produire des vecteurs AAV cliniquesQuinze ans après sa création en 1990 par l’Association Française contre les Myopathies (AFM), Généthon IV se positionne actuellement comme la 1ère entreprise européenne de biotechnologie à but non lucratif. Généthon IV est maintenant capables de fabriquer des lots de vecteurs pour des essais cliniques, il dispose d’un savoir-faire unique en France. Généthon a ainsi obtenu, en 2005, pour une partie de ses locaux, la labellisation BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) autorisant, entre autres, la fabrication de produits de thérapies géniques (notamment avec des vecteurs AAV) et cellulaires destinés aux essais cliniques. Des locaux qui prennent de ce fait la dénomination "d’établissement de thérapie génique et cellulaire" (ETGC). Généthon est donc aujourd’hui autonome et a sa propre capacité de production pour ses projets stratégiques. Cette accréditation valorise la politique de recherche menée par l’AFM et Généthon. Il s’agit de se doter de moyens pour aller jusqu’aux phases cliniques. Nous sommes donc passés de la phase de recherche (vectorisation, preuve de concept chez l’animal) à la phase de production. Généthon étant positionné dans le développement de produits à usage clinique destinés au traitement des maladies rares, il s’agit bien évidement d’une étape majeure sur le chemin du médicament. Ce passage désormais concret de la recherche à la fabrication du médicament est un véritable bouleversement dans l’histoire de Généthon, de l’AFM et des maladies neuromusculaires. Le 28 juin 2006, l'Etablissement de Thérapie Génique et Cellulaire (ETGC) de Généthon a certifié et libéré son premier lot d'AAV2/1 Gamma-Sarcoglycane. Un lot produit par Harvard Medical School (Boston). Ce lot a été transféré "en vrac" à Généthon qui a finalisé la production pour l'essai clinique chez l'homme. 2006, marque donc pour Généthon le démarrage du premier essai clinique de thérapie génique pour la gamma-sarcoglycanopathie. En 2006, Généthon a également obtenu l'obtention de la désignation de produit orphelin pour calpaïne 3.
Généthon V, entreprise de biothérapies pour les maladies génétiques rares
Généthon V est une entreprise pharmaceutique à petite échelle. C'est une structure qui intègre la recherche, le développement et la production clinique. Il réunit d'indispensables expertises et compétences (chercheurs, médecins, pharmaciens, techniciens, informaticiens, coordinateurs, statisticiens) de la recherche exploratoire à la clinique pour l'administration du médicament. Aujourd'hui, ce sont 4 programmes pour 4 produits à visée thérapeutique qui ont reçu la dénomination de produits orphelins (gamma-sarcoglycanopathie, calpaïnopathie, dystrophie musculaire de Duchenne, Wiscott-Aldrich). 1 essai clinique est en cours.
Des sites pour en savoir plus... Généthon (en français)
Créé en 1990 par l'AFM grâce aux dons du Téléthon, Généthon est un centre de recherche et d’application sur les thérapies géniques. Il intègre également ses activités de recherche autour des cellules souches. Généthon ne se contente pas d'être un fournisseur de vecteurs pour les laboratoires via le GVPN, il se donne les moyens de collaborer à la recherche clinique. Son site web, destiné essentiellement aux chercheurs et aux partenaires de Généthon, propose, notamment une information complète sur les activités de «recherche et développement» et de «production et service », avec une présentation des unités de recherche, des équipes, des activités et du bilan.
Centre National de Séquençage (CNS) (en français)
Le Centre National de Séquençage (CNS) ou Génoscope a été créé en 1997 avec l'aide de l'AFM, sous la forme d'un Groupement d'Intérêt Public (GIP) associant : le Ministère de la Recherche, le CNRS et la Société France Innovation Scientifique et Transfert (FIST). Le Directeur Général du CNRS est le Dr Jean Weissenbach. Le CNS est engagé dans le projet séquençage du génome humain pour lequel il séquence le chromosome 14.
Centre National de Génotypage (CNG) (en français)
Le Centre National de Génotypage (CNG) a été créé en 1998 avec l'aide de l'AFM, sous forme d'un Groupement dIntérêt Public (GIP) associant le Ministère de la Recherche, l'INSERM, le CNRS et la société FIST. Le CNG a pour objectif l'application du génotypage à l'identification des gènes morbides impliqués dans des maladies héréditaires. Le CNG installé dans la Génopole d'Evry est dirigé par le Dr Mark Lathrop.
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