Actualités
Grand prix AUTONOMIC'Innov PARIS 2008 pour la kenguru, un véhicule électrique sans permis (15/09/2008)
Le Concours AUTONOMIC'Innov, qui se tient dans le cadre du Salon Autonomic, a pour objectif de promouvoir auprès des utilisateurs, des professionnels et des médias les produits et services novateurs, les mieux adaptés aux besoins des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes dans tous les domaines de la vie au quotidien. L'AFM faisait partie du jury qui a décerné 7 prix. Le prix "déplacement, transfert, transport" a été attribué à la Kenguru (société ACA sarl), un véhicule électrique sans permis pour personne en fauteuil roulant. Nous vous avions déjà présenté ce véhicule dans notre rubrique Aides techniques, en démonstration également aux Journées des Familles de l'AFM. Voir la vidéo.
|
 |
Le Guide "handicap et automobile" (22/05/2008)
L’association Point Carré Handicap vient de rééditer le guide “Handicap et automobile”. Il s’agit de la 7ème édition de cet ouvrage très pratique qui balaie 3 grands sujets : les aménagement des véhicules, les aides financières et les permis de conduire. Trois chapitres sont consacrés à l’équipement des véhicules pour les personnes qui conduisent, pour les personnes voyageant en passager et pour les malades restant sur leurs faututeulis roulants. L’équipe des aides techniques à l’AFM vous recommande la lecture de cet ouvrage que vous pouvez commander pour 7 euros (frais d’expédition compris) auprès de l’Association Point Carré Handicap : 01 47 01 09 60 ou par email : cle5@wanadoo.fr
|
 |
EXBA : un projet pour les personnes en état de « grande dépendance » (22/04/2008)
.jpg)
Début avril, le Génocentre d’Evry s’est transformé en incubateur à idées. Objectif : trouver des solutions innovantes répondant aux besoins d’autonomie des personnes en situation de grande dépendance.
A la question « comment améliorer l’autonomie des personnes en état de grande dépendance ? », l’AFM a répondu par la mise en place d’un projet inter-associatif baptisé « EXBA » pour Expression des Besoins en Autonomie des personnes en situation de grande dépendance. Ce projet a pour ambition de dresser l’état des lieux des besoins et plus précisément encore, d’évaluer une méthodologie expérimentale de définition des besoins. Pour faire part de leurs besoins, « vingt-sept personnes ont été choisies par l’AFM et les associations partenaires », explique Ornella Plos, ergonome et doctorante à l’AFM, « Toutes sont en situation de grande dépendance mais avec des pathologies différentes ».
Xavier est atteint de la maladie de Duchenne, Nicole de la maladie de Steinert et Loubenah, de la maladie de l’homme de pierre. Comme les autres participants du panel, ils ont été invités au mois de janvier à réfléchir à leurs besoins d’autonomie en terme d’aides techniques ou de services d’aide à la personne. Cette réflexion s’est appuyée sur des entretiens, des carnets de bord et du « photolangage », une technique issue de la psychologie qui consiste à partir de photos pour exprimer des idées. Les participants ont ainsi reçu une centaine de photos et ont été amenés à décrire ce que cela leur évoquait.
Les contributions ont été recueillies par le département Accueil et Services aux Familles et le service Aides techniques de l'AFM pour en tirer de grandes thématiques. Cinq ont été retenues : le transfert, le sommeil, les loisirs, les soins d’apparence et les voyages. « Il s’agissait de mélanger les besoins, à la fois les besoins vitaux et les besoins plus secondaires », explique Ornella Plos. Ensuite, place à la créativité.
DU BESOIN A L’INNOVATION
Début avril, le panel a été invité à Evry pour laisser libre cours à son imagination autour de ces 5 thèmes. Trois petits groupes ont planché sur les solutions à apporter, encadrés par des personnes au profil varié : designers, ingénieurs, ergothérapeutes et notamment du personnel du Laboratoire de conception de produits et innovation de l’Ecole nationale supérieure des arts et métiers (Ensam). « Il s’agissait de créer un groupe pluridisciplinaire pour passer de l’idée à l’innovation, du besoin à la solution », poursuit Ornella Plos.
Le panel était chargé de réfléchir aux améliorations possibles des aides existantes et à ce qu’il restait à inventer. Comment faciliter le transfert ? Quels aménagements du fauteuil peut-on imaginer pour faire les courses ? « Dans mon groupe, on est restés très terre à terre. On a réfléchi à des solutions importantes mais réalisables, comme des attaches intégrées au fauteuil permettant de le fixer facilement en train, en voiture, en avion. Ou comme un fauteuil doté d’un mini-ordinateur de bord. D’autres ont imaginé des solutions franchement plus extravagantes », raconte Loubenah. « Nous, nous avons pensé à un fauteuil qui va sous l’eau », témoigne Xavier. « C’est vrai qu’au début c’était difficile d’imaginer des solutions innovantes mais, une fois lancés, on s’est bien amusés ». Le séminaire était fondé sur l’échange d’idées et d’expériences mais de façon ludique. « Ils nous ont par exemple demandé de créer des petits sketchs de cinq minutes sur le thème du transfert ou du sommeil pour mettre en scène nos besoins », précise Xavier.
Malgré leurs différences, les participants ont découvert avoir des besoins communs. « On s’est rejoint à 100% sur le besoin d’adaptations en ville », explique Xavier. D’autres ont pris conscience de leurs besoins en écoutant les autres. « J’ai découvert qu’il y avait des activité auxquelles j’aurais voulu avoir accès, comme la musique. Et j’ai découvert qu’il existait même une solution : le synthétiseur ! », raconte Nicole. « J’ai aussi observé que tous n’avaient pas la chance de bénéficier des mêmes aides techniques que moi, notamment les personnes vivant à domicile ».
UN BRAINSTORMING PROFONDEMENT HUMAIN
« Ce qui était formidable c’est que les uns pensaient aux autres. On a essayé de se mettre à la place de celui qui ne pouvait pas se mettre debout, qui ne pouvait pas s’asseoir, qui ne pouvait que cligner des paupières… On ne faisait pas travailler son imagination seulement pour soi», poursuit Loubenah. « C’était une vraie aventure humaine », commente Ornella Plos, « Les participants étaient passionnés. Ils auraient même préféré des séances de travail plus longues. Alors que nous, nous craignions de trop les fatiguer, eux ont fait preuve d’une motivation sans limite ! ».
« C’était très intéressant d’échanger avec d’autres sur un même thème », confirme Nicole, « On avait tous ses difficultés, il n’y avait pas de jugement ». « J’aimerais vraiment recommencer. C’est passé trop vite. Depuis qu’on a réfléchi tous ensemble, il nous vient plein d’idées. Il faudrait se revoir dans 3 mois pour faire le point », suggère Loubenah, « En fait, ce serait bien de se réunir comme ça, une fois par an. Avec toutes les évolutions, c’est difficile de trouver la bonne information et puis, en discutant, on découvre des astuces que d’autres ont trouvé avant nous, c’est très enrichissant ».
De façon générale, qu’en est-il ressorti ? « Un besoin de modularités des produits », souligne Ornella Plos. « Il y a bien sûr des besoins communs d’autonomie, avec une base de réponses communes, mais chaque participant est atteint d’une pathologie qui nécessite des adaptations spécifiques ». Un exemple ? « On ne peut pas encore dévoiler de conclusions en détail. Il nous faut d’abord dépouiller tout ce qui a été recueilli au cours de ces séances de travail, formaliser les « fiches idées » avec l’aide de designers, et surtout revenir vers le panel pour vérifier que cela correspond bien à leurs attentes ».
Réponse fin 2008 donc, où tout sera consigné dans un rapport d’étude, « livre blanc » ou « cahier à idées », qui servira de support à d’éventuels partenariats industriels. « On espère que tout ce travail permettra de travailler main dans la main avec les laboratoires et les industriels et aboutir rapidement à des réponses concrètes », conclut la chef de projet. A quand les premiers prototypes EXBA ?
Propos recueillis par Adélaïde Robert-Géraudel
|
 |
Lancement du concours des Papas Bricoleurs 2008 (21/12/2007)

Handicap international, Leroy Merlin et leurs partenaires (parmi lesquels l'AFM) lancent la 11ème édition du concours des Papas Bricoleurs. Ce concours souhaite valoriser l'ingéniosité des familles concernées par le handicap d'un proche. Chaque jour, ces familles imaginent et mettent en place des solutions pour faciliter les déplacements, améliorer le confort, adapter l'habitat, inventer des jeux, etc. Toutes ces idées et ces astuces méritent d'être partagées afin que d'autres puissent en profiter. Jusqu'au 3 mars 2008, les papas, mamans, grands-parents, amis, proches et professionnels sont invités à envoyer un dossier de participation présentant leur réalisation. Le jury en sélectionnera 20 qui se verront remettre leur prix en juin 2008 à l'occasion d'une cérémonie animée par le parrain du concours depuis toujours, Jérôme Bonaldi. Comme chaque année, ces 20 idées seront publiées dans un guide diffusé gratuitement à plus de 60 000 exemplaires. Pas besoin d'être un pro du bricolage pour participer : de la simple astuce à la réalisation la plus complexe, toutes les idées sont bonnes à partager ! Pour en savoir plus et participer, cliquez ici.
|
 |
Une Bibliothèque numérique adaptée à tous les handicaps (29/09/2007)
En 2005, le projet de créer une bibliothèque numérique pour le handicap naissait grâce à un groupe d’acteurs constitué de représentants d’associations de personnes handicapées, d’institutions spécialisées dans le service à la personne, d’entreprises de télécommunications et de libraires numériques. Soutenu logistiquement et financièrement par l’AFM, ce projet à pour objectif de permettre à toute personne confrontée à un handicap, d’emprunter, comme dans une bibliothèque traditionnelle, un choix d’œuvres littéraires numérisées. Ces œuvres adaptées sont téléchargées à distance et sont chronodégradables (durée de validité limitée dans le temps). Ouverte au public depuis le 28 février 2006, la BNH compte aujourd’hui près de 1100 ouvrages disponibles, et a enregistré 2 200 téléchargements. Pour plus d’informations, rendez-vous sur : http://bnh.numilog.com
|
|