La toux assistée

La toux assistée, un geste vitale à maîtriser.

  •  L'inspiration est très importante car le débit de l'air expiré, qui conditionne l'efficacité de la toux, est dépendant du volume d'air contenu dans les poumons au moment de l'expulsion.
  •  La compression est destinée à améliorer l'efficacité de l'expulsion. La fermeture de la glotte et la contraction simultanée des abdominaux met sous pression l'air contenu dans les poumons.
  •  L'expulsion réalise le drainage bronchique en mobilisant les sécrétions grâce au courant aérien expiratoire. L'ouverture de la glotte et la poursuite de la contraction des abdominaux propulsent l'air contenu dans les poumons et les sécrétions ou les corps étrangers, hors des voies aériennes.

Comment assister la toux ?

- L'inspiration : quand la capacité vitale est diminuée, à cause de la faiblesse ou de la fatigue, toute aide inspiratoire (ballon insufflateur, relaxateur de pression, ventilateur), permet d'augmenter le volume inspiré.
- La compression est aidée par un appui manuel sur l'abdomen et/ou sur le thorax, alors que la glotte est encore fermée.
- L'expulsion est aidée par la poursuite de la compression manuelle après ouverture de la glotte, pour chasser l'air des poumons.

A savoir

Les malades eux-mêmes doivent connaître ces gestes pour les expliquer à leur entourage si besoin. L'entraînement à ces méthodes est essentiel et doit se faire hors d'une phase aigüe.

La compression abdominale simple
est efficace et facile à réaliser. Sur un individu de grande taille, vous pouvez utiliser vos deux mains. En cas de gastrotomie, évitez de comprimer l'emplacement de la sonde.

La compression simultanée de l'abdomen et du thorax
demande plus d'entraînement. Si la personne a subi une intervention chirurgicale récente à l'abdomen, pratiquez uniquement des compressions thoraciques, éventuellement à deux mains.Quelle que soit la technique, la personne aidée peut être assise (bloquez son fauteuils contre un mur) ou au lit, dans la position où elle respire le mieux (allongée, semi-assise ou assise).

La toux assistée sert à drainer la trachée et les grosses bronches et complète donc les manoeuvres réalisées par le kinésithérapeute ou par percussions intrapulmonaires pour rapprocher les sécrétions de la trachée lors d'un encombrement bronchique plus diffus.
Les changements de position et les déplacements, même en fauteuil, favorisent le drainage. Lors d'une infection respiratoire mieux vaut donc ne pas rester systématiquement couché.

En cas d'encombrement bronchique ou de fièvre, il faut beaucoup boire.


La toux est un mécanisme vital. Les malades neuromusculaires peinent souvent à tousser; il faut donc les aider aussi souvent que nécessaires, aux trois phases de la toux. Une parfaite synchronisation entre l'aidant et l'aidé est indispendable. Le premier commande la manoeuvre.
Mise en ligne : juin 2004.


Repère Savoir & Comprendre, AFM, novembre 2006
Dans les maladies neuromusculaires, la faiblesse des muscles respiratoires est fréquente et variable d’une maladie à l’autre. Son retentissement sur la fonction respiratoire dépend de l’étendue et de l’intensité de la faiblesse musculaire. Comprendre les mécanismes qui conduisent à une atteinte respiratoire et évaluer régulièrement cette atteinte au cours de l’évolution de la maladie neuromusculaire permettent de proposer une prise en charge adaptée. La prise en charge, en compensant au mieux le déficit fonctionnel, contribue à une meilleure qualité de vie.
Ce Repères fait le point sur la prise en charge respiratoire dans les maladies neuromusculaires. Quels sont ses objectifs ? Quels déficits permet-elle de compenser ? Comment préserver l’appareil respiratoire et favoriser sa croissance ? Comment désencombrer l’appareil respiratoire ? Comment suppléer la ventilation lorsqu’elle est insuffisante ? Quels sont les aspects pratiques à connaître ?
Quatre autres Repères le complètent : “Fonction respiratoire et maladies neuromusculaires”, “Évaluation de la fonction respiratoire dans les maladies neuromusculaires”, “Ventilation non invasive et maladies neuromusculaires”, “Trachéotomie et maladies neuromusculaires”.


Repère Savoir & Comprendre, décembre 2006.
Dans les maladies neuromusculaires, la faiblesse des muscles respiratoires retentit sur la qualité de la fonction respiratoire. Comprendre les mécanismes qui conduisent à une atteinte respiratoire et évaluer régulièrement cette atteinte au cours de l’évolution de la maladie neuromusculaire permettent de proposer une prise en charge adaptée qui contribue à une meilleure qualité de vie, en compensant au mieux le déficit fonctionnel.
Ce document fait le point sur les mécanismes conduisant à une atteinte respiratoire dans les maladies neuromusculaires. Comment respire-t-on ? A quoi sert la toux ? Qu’est-ce-que le déficit ventilatoire ? Quelles sont ses conséquences sur la qualité de la respiration ? Comment
l’insuffisance respiratoire devient-elle chronique ? Quels signes permettent de la repérer ? Sur quels aspects de l’atteinte respiratoire agit la prise en charge ?
Quatre autres Repères le complètent : “Evaluation de la fonction respiratoire dans les maladies neuromusculaires”, “Prise en charge respiratoire et maladies neuromusculaires”, “Ventilation non invasive et maladies neuromusculaires”, “Trachéotomie et maladies neuromusculaires”.
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